Alors que le gouvernement finance la Task Force, la régie d’ assainissement de Kinshasa ( RASKIN) réclame le même traitement. Derrière cette demande, la question du chevauchement des mandats et de la répartition des ressources..
Deux structures, un même terrain, mais pas les mêmes moyens. Le directeur général a.i. de la RASKIN, Fils Mukoko, demande que des ressources financières soient mises à la disposition de son institution, comme le gouvernement le fait déjà pour la Task Force du Service national chargée de mener des actions d’assainissement.
Pour lui, la logique doit être la même : si l’État donne à la Task Force les moyens d’agir, il doit aussi en donner à la RASKIN pour lui permettre d’assainir efficacement la capitale. Sans cela, laisse-t-il entendre, la mission qui lui a été confiée est compromise.
Dans son plaidoyer, Fils Mukoko a également affirmé qu’il n’est pas un Rwandais et qu’il ne devrait donc pas être privé des moyens nécessaires.
Il assure que, une fois les fonds débloqués, leur gestion se fera dans la transparence, avec l’appui de la Cour des comptes et de l’Inspection générale des finances (IGF).
Cette sortie relance une question de fond : comment les missions de la RASKIN et de la Task Force s’articulent-elles à Kinshasa ? Qui fait quoi, avec quel budget et sous quelle tutelle ?
Des questions qui méritent les réponses de la hiérarchie pour remettre de l’ ordre à Kinshasa en ce qui concerne l’ assainissement de la capitale congolaise.
GM
Assainissement de Kinshasa : Fils Mukoko, DG de RASKIN réclame les ressources financières pour mieux accamplir sa mission
