Le mardi 7 avril 2026, le Président de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), Christian Katende, a pris part à une réunion sécuritaire stratégique consacrée à la lutte contre l’utilisation abusive des cartes SIM en République démocratique du Congo. La séance était présidée par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo.
Au cours des échanges, l’ARPTC a apporté son expertise sur les mécanismes encadrant l’identification, la commercialisation et l’usage des cartes SIM.
Face à la recrudescence des actes criminels liés à l’utilisation frauduleuse des cartes SIM, notamment l’usurpation d’identité, les participants ont insisté sur le renforcement des dispositifs de contrôle et de traçabilité des abonnés.
À cet effet, le Vice-Prmier minitre de l’Intérieur a annoncé la mise en place très prochaine d’une commission reprenant ses services personnels, ceux de la police et de la sécurité, ainsi que l’Arptc, pour mettre en place, dans les prochains semaines, et au fil des usages des sims, des mesures encadrant mieux l’identification des sims à l’achat, l’exploitation des sims blanches, le changement de l’identité d’une sim, les renseignements fournis par les utilisateurs, la qualité des informations fournies, l’amélioration du système de vente des sims par les revendeurs, ce qui a trait à la sensibilisation sur l’usurpation des identités sur les réseaux sociaux, et l’usage de fausses identités dans les cas de kidnapping.
Un arrêté ministériel est en gestation sur l’amélioration de l’identification générale des sims et un renforcement des procédures chez les opérateurs Gsm.
Le but est d’arriver à la constitution d’une base de données des abonnés fiable, sécurisée et unique, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur. Cette initiative participera, dans la mesure du possible, au processus de mise en place du fichier général d’identification de la population.
Cette réunion s’inscrit dans la continuité des concertations sécuritaires destinées à identifier et traiter les causes profondes de la criminalité constatée dans plusieurs villes du pays.
