Vingt-neuf ans après sa disparition, le nom de Mobutu Sese Seko reste profondément associé à l’histoire politique de la République démocratique du Congo. Mort le 7 septembre 1997, quelques mois après la chute de son régime, l’ancien président zaïrois continue de susciter débats, souvenirs et interrogations dans le pays.
Arrivé au pouvoir en 1965 à la suite d’un coup d’État, Mobutu Sese Seko a dirigé le pays pendant plus de trois décennies. Son régime a marqué une période majeure de l’histoire du Congo, alors appelé Zaïre.
Sous son pouvoir, le pays a notamment été marqué par le parti unique, la politique d’« authenticité » et une forte concentration du pouvoir autour du chef de l’État. Son règne a également été associé à une importante influence internationale du Zaïre pendant la Guerre froide.
Mobutu a aussi cherché à faire du Zaïre une vitrine de l’Afrique sur la scène internationale. En 1974, Kinshasa a notamment accueilli le célèbre combat de boxe entre Muhammad Ali et George Foreman, connu sous le nom de Rumble in the Jungle. L’événement avait été organisé sous l’impulsion du régime de Mobutu et avait attiré l’attention du monde entier sur le Zaïre.
Mais l’histoire de son régime reste également marquée par de nombreuses critiques liées à l’autoritarisme, à la corruption et à la gestion du pays. Après plus de trente ans au pouvoir, Mobutu est renversé en mai 1997 par les forces de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), dirigées par Laurent-Désiré Kabila.
Contraint à l’exil, l’ancien président s’installe au Maroc, où il meurt le 7 septembre 1997, à peine quelques mois après avoir quitté le pouvoir.
Le 7 septembre 2026 marque ainsi les 29 ans de la disparition de Mobutu Sese Seko. Près de trois décennies après sa mort, son héritage demeure contrasté : pour certains, il reste une figure ayant marqué l’histoire et la visibilité internationale du Zaïre ; pour d’autres, son règne demeure synonyme d’autoritarisme et de profondes dérives dans la gestion de l’État.
Geremie Moke


